Quelques reflexions issues de ma pratique sur des sujets récurrents aujourd’hui
Aujourd’hui, on ose enfin dénoncer les violences sexuelles : qu’elles concernent les femmes, avec le mouvement #metoo révélant les abus dans le monde du cinéma et du show-biz, l’affaire Epstein et autres sordides affaires de pédocriminalité…, ou des enfants(filles et garçons) abusés au sein de la famille, dans l’entourage proche ou à l’extérieur. Ces agressions sexuelles laissent toutes des traces profondes dans la psychée des victimes. Les souvenirs de ces traumatismes ne sont pas toujours conscients mais les stigmates se manifestent de multiples manières.
Ces atteintes à l’intégrité physique, même bien enfouies dans l’inconscient seront décelées par la perspicacité du thérapeute. Pour agir efficacement, la psychothérapie consistera à déraciner les mémoires de ces mauvais traitements pour libérer la personne des conséquences de ces traumatismes.
C’est souvent dans le monde du travail que le harcèlement moral est évoqué. Dans ce cas il est utilisé par le management pour se débarasser d’un salarié en le poussant au départ volontaire. Mais le harcèlement moral peut aussi recouvrir des réalités très différentes comme au sein du couple ou de la famille proche.
Les conséquences psychologiques de ce type de harcèlement ont des effets dévastateurs, causes de mal-être et de dépression. Seule une thérapie permet vraiment de venir à bout de ce genre de traumatisme. Les victimes mettent souvent un certain temps pour réaliser ce qu’elles ont subi. L’accompagnement du thérapeute et la mise en oeuvre de techniques efficaces permettront à la victime de retrouver sa dignité et son élan de vie en apprenant à se protéger des personnes toxiques.
Si l’hypnose comme thérapie (hypnose médicale) ou comme « éxpérience » personnelle se sont banalisées, on ne doit pas perdre de vue que l’hypnose ne convient pas forcément à tous les individus ni à toutes les pathologies. En principe un thérapeute consciencieux ne commencera pas un séance d’hypnose à la minute ou vous serez rentrés dans le cabinet. C’est seulement après une anamnèse que l’hypnothérapeute pourra mettre en place une stratégie thérapeutique qui utilise l’hypnose en évitant les risques et les contre-indications éventuelles.
Les troubles du comportement alimentaires font l’objet de très nombreuses recherches aujourd’hui. La science avance diverses hypothèses mais c’est sur l’aspect psychologique de ces troubles que le concensus est le plus large. Il est intéressant de constater d’autre part que seuls les habitants des pays développés sont exposés à ce genre de pathologies. Les thérapies brèves offrent de nombreux leviers pour traiter les troubles de l’alimentation, qu’il s’agisse d’hypnose, de thérapie par les mouvements oculaires (EMDR, IMO…) ou de PNL thérapeutique. Le traitement efficace des troubles du comportement alimentaire n’est pas symptomatique. Au cours de mon expérience de thérapeute, dans la plupart des cas traités, la cause des TCA était bien plus profonde et complexe que ce que les apparences laissaient croire.
La peur n’est pas une sensation néfaste car elle fait partie de nos mécanismes primitifs et qu’à ce titre elle est nécessaire dans bien des cas. Derrière le mot peur se trouvent beaucoup de concepts avec des sensibilités différentes comme les phobies, l’anxiété, la timidité pour n’en citer que quelques-uns. Mon rôle de thérapeute est d’aider le patient à identifier ses peurs concrètes, conscientiser ses peurs irrationnelles pour les dépasser pour s’affranchir des limites crées dans tous les domaines de vie concernés.
Les axes thérapeutiques seront mis en oeuvre avec pertinence en fonction de l’histoire personnelle de chacun. Cette démarche permet de re-programmer les perceptions pour rétablir une relation cohérente entre les capacités de l’individu et sa représentation du monde extérieur pour retrouver un fonctionnement équilibré.
Avec la dépendance affective, la dépendance à l’autre, on touche ce qu’il y a de plus aliénant dans le fonctionnement humain.
Si vous pensez que votre bonheur et votre équilibre dépendent d’abord des autres, vous êtes peut être un dépendant affectif qui s’ignore.
La dépendance affective est une addiction sans substance aux conséquences parfois aussi tragiques que les drogues. Elle doit être comprise et appréhendée comme telle afin d’être démantelée, et permettre à la personne qui en souffre de regagner sa liberté et son autonomie, nécessaires pour retrouver son équilibre.
Beaucoup connaissent un pervers manipulateur sans le savoir, ou en ont rencontré dans leur vie familiale, sociale ou professionnelle.
Le propre de ce profil de personnalité (pathologique) est d’aliéner et détruire sa proie, sans avoir l’air d’y toucher. Comme le pervers manipulateur cache subtilement son vrai visage, de nombreuses personnes arrivent en thérapie complètement dévastées par ce type d’individu (homme ou femme d’ailleurs), sans savoir qu’elles en sont victimes.
Le pervers restera pervers. La seule voie durable et réparatrice sera la psychothérapie qui permettra à la victime de rebâtir son estime, rétablir sa confiance, et se reconstruire en gardant à distance toute personne toxique.
L’école est souvent le premier lieu de socialisation des enfants. C’est aussi là que se vivent des traumatismes qui laisseront des traces, parfois tenaces dans l’histoire et la psyché de ces enfants. En cause, le manque d’écoute et de prise en charge de l’environnement familial et/ou l’encadrement scolaire, mais aussi l’incapacité de l’enfant à verbaliser son vécu et ses ressentis. Le thérapeute pourra déprogrammer ces conditionnements conséquents quel que soit l’âge du patient.